Danielle Casanova

par FEMMES DE CORSE  -  24 Février 2013, 00:24  -  #Résistance

Danielle Casanova

Danielle Casanova (née Vincentella Perini, Ajaccio (Corse), 9 janvier 1909 - Auschwitz, 9 mai 1943) est une militante communiste et une résistante, morte en déportation à Auschwitz. Elle a été responsable des Jeunesses communistes, avant de fonder l'Union des jeunes filles de France.

Fille d'instituteurs, d'une famille de cinq enfants, Vincentella Perini poursuit ses études secondaires à Ajaccio puis au collège et au Luc (Var) où elle suit une femme de ses professeurs. Après un bref passage en classe préparatoire, elle s'inscrit à l'école dentaire de Paris, préférant une profession libérale à la fonction publique. Elle y découvre l'Union fédérale des étudiants, organisation étudiante de gauche à laquelle elle adhère avant d'en devenir responsable. Elle rencontre son mari, Laurent Casanova, au sein de cette organisation. En 1928, elle s'engage dans les Jeunesses communistes.

Vincentella se fait alors appeler Danielle et devient très vite secrétaire du groupe de la faculté de médecine. Tout en poursuivant ses études, elle rejoint le Comité central du mouvement au VIIe congrès en juin 1932, puis la direction du mouvement en février 1934, où elle est la seule femme. Elle suivit, en juin 1934, une école du parti pendant un mois et participe, en 1935, au congrès de l' Internationale communiste des Jeunes à Moscou. Face à la très rapide augmentation des effectifs de la JC, le VIIIe congrès réuni à Marseille en 1936 la charge de fonder l'Union des jeunes filles de France. Cette organisation, bien que proche de la JC, a vocation à créer un mouvement de jeunes filles, pacifiste et anti-fasciste. Élue secrétaire générale de l'UJFF lors de son premier congrès en décembre 1936, elle organise dans le cadre de ce mouvement des actions humanitaires vis-à-vis des républicains espagnols à l'issue de la guerre civile. Danielle Casanova jouit d'une grande autorité parmi les jeunes communistes en raison de ses qualités naturelles, de son âge, un peu plus élevé que celui de ces camarades et peut-être de ses bonnes relations avec Maurice Thorez, dont son mari Laurent Casanova est devenu le secrétaire.

Lors de l'interdiction du PCF en septembre 1939, Danielle Casanova passe dans la clandestinité et, comme d'autres membres de l'UJFF, joue un rôle important pour renouer les liens entre les militants et dirigeants plongés dans la clandestinité2 et aurait été responsable avec Victor Michaut de la propagande politique dans l'armée1. À partir d'octobre 1940 elle dirigea la mise en place des Comités féminins dans la région parisienne et la zone occupée. À partir d'octobre 1940, elle participe à la mise en place des Comités féminins en région parisienne. Danielle Casanova maintient ses liens avec les dirigeants des Jeunesses Communistes et participe à leur implication dans la lutte armée à partir de juillet 1941. Elle influe sur la décision de nommer Albert Ouzoulias responsable des Bataillons de la jeunesse.

Elle est arrêtée par la police française le 15 février 1942 alors qu'elle ravitaillait Georges Politzer et sa femme1. Emprisonnée à la prison de la Santé puis au fort de Romainville. Elle ne cesse jamais de militer, organisant publications et manifestations clandestines au dépôt, puis au fort[réf. nécessaire]. Fin août 1942, elle est déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943. Elle y sert dans l'infirmerie du camp en tant que chirurgien-dentiste[réf. nécessaire]. Elle décède du typhus le soir du 9 mai 1943.

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